| LA OU POUSSENT LES LYS
Là où poussent les lys
Il y a aussi des insectes.
Il arrive un moment disparaissent
De la mémoire.
L monde est ainsi fait,
L'un meurt,
L'autre naît.
Là où poussent les lys
Il y a aussi des insectes.
Plusieurs choses
Restent dans les profondeurs.
On ne voit peut-être pas les défauts.
La plupart du temps
Les écrivains, les dessinateurs,
Les lecteurs
Ne découvrent pas la vérité.
Là où poussent les lys
Il y a aussi des insectes.
L monde est ainsi fait,
L'un meurt,
L'autre naît.
LA RAISON DU CORBEAU
On demanda au corbeau:
" C'est pour quand la noce? "
Il répondit :
" A la moisson des orges... "
On lui demanda encore :
" Fort bien, jusqu'à ce moment-là
Que comptes-tu faire? "
Il répliqua :
" Renverser les épouvantails... "
On rit
En se disant " Pourquoi? "
Le corbeau après une brève réflexion
Donna sa réponse :
" Il n'y a pas de différence
Entre certains gens et les épouvantails... "
LE CUL-DE-SAC DE LA ROSE
Les douleurs envahiront tes rêves
Ecoute donc la mer
Par tout ce que tu vois.
Souviens-toi des zones bleues
Remplies par le soleil
Pendant que les chagrins y dorment
La main dans la main
Les nuits apporteront des péchés.
Tes yeux boiront le ciel
Tu ne pourras pas supporter
Le murmure d'une disparition
Dans le cul-de-sac de la Rose.
Les poèmes y seront silencieux
Les chansons te feront pleurer
Les verres se briseront dans tes mains
Tu ne pourras pas penser
Et puis.sache que
Tu ne pourras plus me voir
Dans le cul-de-sac de la Rose.
AVEC MOÏSE MARCE.
Il était une fois
Nous étions à la recherche d'amour
Et de beautés.
Nous n'avions aucune passion.
Nous ne pensions pas non plus
Ni à chanter, ni à danser
Dans les cimes.
Depuis ce temps-là
Nous ne sommes l'enfant
Non des ténèbres
Mais des clartés.
Nous savions
Que le vent ne souffle pas
Toujours du même côté.
Que les nuages sombres
N'étaient pas que pour nous.
Il était une fois
Nous étions à la recherche d'amour
Et de beautés.
Il y avait en nous
Fraternité et humanité,
Et un monde limpide
En dehors de nous.
Depuis ce temps-là
Nous ne sommes l'enfant
Non des ténèbres
Mais des clartés.
LE MIROIR
L'être humain se voit lui-même
Dans le miroir.
Il reste au de delà pensée
De temps à autre
Il voit des figures déformées,
Il voit les choses à l'envers.
Il cherche un coupable
Constamment
Il voit des tissus
Tout en morceaux.
Celui qui est à accuser
Est lui-même.
L'être humain courtois
Ne peut accuser sans connaissance.
Que l'être humain vive à Paris
Ou à Konya
Les vérités sont invariables
Dans l'univers.
L'être humain se voit lui-même
Dans le miroir.
LES NUITS SANS TOI
Je sirote mon esclavage
Les nuits
Je suis cloué trop loin sans toi.
Je cache les bleus rafraîchissants
De mes rêves
Je fais fondre le temps dans mes verres
Avec une chanson qui pleure
Je dessine mes larmes
Dans mes poèmes.
Et toutes les nuits
Les gouttes de pluie rêvent de moi
Pour disperser ma soif de toi
Je bois.je bois jusqu'à l'infini.
LES REALITES QUI SE FORMENT DANS NOS INSTINCTS
J'ai tripoté
Trois fois avec mes doigts
La porte fermée...
J'ai pensé
Qu'il « Occupé... »
Ensuite,
En boutonnant ma veste
Je suis entré...
Ma tête était baissée,
Je craignais
De regard méchant
Se formaient
Dans mes instincts...
A ce moment-là,
Tout doucement
J'ai tourné ma tête
Vers la fenêtre
Que le vent avait ouvert...
Les papiers
Posés sur le bureau
S'étaient dispersés par terre...
Ma tête baissée
Un par un, je les ai ramassés
Avec beaucoup d'humilité...
Et je les ai déposés
Sur le bureau...
Dans l'attente d'un grondement
Ou d'un regard rude
Allégrement
J'ai levé ma tête
Un gros fauteuil tout vide
Etait en face de moi...
De ce bureau de haute fonction
Où j'étais entré
Avec cérémonie et crainte
Je suis sorti à reculons
En saluant le fauteuil vide...
Ceux qui attendaient devant la porte
Les uns après les autres
Ont également fait comme moi...
La précarité de la vie
Se reflétait
Dans les fenêtres
Qui cognaient à cause du vent... |